Mort vaincue

Thématique iconographique

Vainquant la mort par la résurrection, le Christ en fait l’instrument du salut : la mort demeure un moment de rupture, mais elle devient nécessaire pour ressusciter avec le Christ. C’est par la résurrection que le Christ a vaincu le péché. La mort du Christ est donc un sacrifice fécond : elle rachète l’humanité, la réconcilie avec Dieu et régénère la Création. Une tradition iconographique ancienne, issue du Protévangile de Jacques, présente le Christ sortant des Enfers, entraînant avec lui Adam et Ève, qui représentent l’ensemble de l’humanité.

L’Homme peut suivre le Christ dans sa victoire et la croix du sacrifice devient une échelle d’élévation pour l’âme. La mort est un « mystère » chrétien, au sens où elle est intégrée au rite de passage qui amène le fidèle à rejoindre la communauté : le catéchumène meurt dans le baptême pour renaître dans le Christ. Ainsi, le chrétien bénéficie par le baptême de cette victoire remportée par le Christ sur la mort (Ph 3, 16). La mort vaincue par le Christ a fait l’objet d’une importante tradition iconographique, sous la forme du serpent terrassé au pied de la croix.


Collectif OCMI-INHA, Ontologie du christianisme médiéval en images, consulté le 20 February 2020, https://omci.inha.fr/s/ocmi/item/34