Âme emportée par un ange

Motif iconographique

Le médaillon choisi représente la mort du saint, moment de la séparation entre l'âme et le corps. La scène est située à l'intérieur d'une église qui représente l'oratoire fondé par Guthlac. Les pieds du saint et d'un des anges touchent l'autel de l'abside où est posé le calice de la messe, ce qui renforce la dimension sacrée et liturgique de la mort du saint. Selon la Vie écrite par Félix, Guthlac avait reçu une pré-science de sa mort en conversant avec des anges dans les derniers jours de sa vie terrestre. L'âme du saint, de la forme d'un enfant, est extraite de sa bouche et élevée par un ange. La verticalité est soulignée par les rayons divins qui éclairent la tête du saint et servent à l'âme d'échelle céleste. Félix souligne par ailleurs l'irradiation lumineuse du corps du saint et de son cercueil comme signe miraculeux de sainteté. Les gestes précis et adroits de l'ange dégagent l'âme du corps en la saisissant par le mollet et l'avant-bras et en la poussant vers le haut. L'autre ange accueille l’âme dans un linge pour la présenter au Très-haut, en écho à la pureté retrouvée de l'âme.