Séparation des élus et des damnés

Motif iconographique

Le Christ du Jugement dernier de la cathédrale d’Autun apparaît dans une mandorle ornée d’une inscription, qui coure le long de la bordure ; elle commence et se termine là où les mains des anges soutiennent la mandorle par en bas. Composée en distique, elle se partage entre la droite et la gauche du Christ en écho à la séparation des élus et des damnés :

Omnia dispono solus meritosque corono.

Quos scelus exercet, me judice, pena coercet.

« Moi seul dispose de tout et couronne les mérites.

Quant au péché, en tant que Juge, je le châtie et le réprime. »

Ces paroles du Christ manifestent son pouvoir sur le destin des hommes. D’autres inscriptions, situées sur le linteau, accompagnant le cortège des ressuscités, s’adressent de manière impersonnelle aux fidèles qui contemplent l’image et soulignent une nouvelle fois cette séparation :

Quisque resurget ita, quem non trahit impia vita

Et lucebit ei sine fine lucerna Dei.

Terreat hoc terror quos terreus alligat error.

Nam fore sic uerum notat hic horror specierum.

« Ainsi ressuscitera quiconque ne mènera pas une vie impie,

Et pour lui brillera sans fin la lumière de Dieu.

Que cette terreur terrifie ceux qu’enchaîne l’erreur terrestre,

Car en vérité, l’horreur de ces images annonce ce qui les attend. »